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Jean Kadje Kamga - My Blog
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Fête Nationale au Cameroun:

 

 

Un référendum organisé par le président Ahidjo le 20 mai 1972 a mis fin à 11 années de fédéralisme.

La République Fédérale est devenue République Unie. Sur toutes les lèvres, la lancinante question demeure de savoir si effectivement le Cameroun vit la réalité de l’Unité. 

 

Le Cameroun, sous Paul Biya est passé en 1984 de « République Unie » à « République » tout court. Une autre étape dans la marche entamée vers l’unité en 1972. Ainsi, la 36e édition de la fête nationale a été célébrée hier. Une célébration pareille à celle des années antérieures, quoique jugée morose par certains observateurs. Oubliée parfois au profit du côté festif de l’événement, l’origine de la fête du 20 mai 1972 n’est pas toujours claire dans l’esprit  de tous.

Voici un extrait d’un texte du Professeur Daniel Abwa, Historien. Il y donne certaines clés pour comprendre ce qui s’est passé ce 20 mai 1972 :

« Au moment où le Cameroun français obtient son indépendance, le 1er janvier 1960, le Cameroun britannique est encore sous la dépendance de

la Grande Bretagne. 

Le 11 février 1961,
la Grande-Bretagne lui impose le choix, au cours d’un plébiscite, entre l’indépendance dans le cadre de la fédération nigériane, ou l’indépendance dans le cadre d’une union avec
la République indépendante du Cameroun. Les résultats du plébiscite partagèrent la poire en deux, la partie nord du Cameroun britannique se rattachant au Nigeria, tandis que la partie sud s’unissait au Cameroun français devenu indépendant. 

Le 1er octobre 1961, ce fut la naissance de

la République Fédérale du Cameroun, Ahmadou Ahidjo devenu Président de

la République Fédérale adopta une stratégie visant à amener les leaders politiques du Cameroun occidental à entrer dans ses vues. 

Il obtint une première victoire lorsque, le 1er septembre 1966, tous les partis politiques du Cameroun occidental et certains du Cameroun oriental acceptèrent de se saborder afin de former, avec l’Union Camerounaise, l’UC, un parti unifié. 

C’est dans le cadre de ce dernier, l’Union Nationale Camerounaise, l’UNC, que furent élaborées toutes les réflexions et les démarches qui allaient aboutir, le 20 mai 1972, à la création de l’Etat unitaire ». 

Voilà notre histoire. Celle que l’on enseigne dans nos écoles. A côté, il faut noter qu’Ahidjo a dû régler, au début des années 70,  la question de ceux qu’il appelait « maquisards », les militants de l’UPC notamment,  avec la plus grande fermeté. C’est dire en réalité que le Cameroun de 2008 est le produit, non seulement de plusieurs événements, mais aussi de plusieurs figures historiques.

La réunification de notre pays, obtenue le 1er octobre 1961 à Foumban, à l’issue de négociations  entre dirigeants des « deux » Cameroun, est revenue sur la sellette deux fois. D’abord au début des années 90, quand le Cameroun tout entier découvre ce que Junior Binyam (Mutations) appelle « les dénégations de John Ngu Foncha et autre Salomon Tandeng Muna ». Ces « grands » du Cameroun anglophone revenaient simplement sur ce qu’ils considéraient comme une noyade politique dont ils ont été victime.

 Il y a ensuite les sécessionnistes, issus eux aussi de la partie anglophone du  pays qui s’estimant avoir été trompés par le Cameroun français, retiennent le 1er octobre 1961 comme l’indépendance de ce qu’ils ont appelé la « République d’Ambazonie ». Celle-ci regroupe les deux provinces ayant connu la tutelle britannique.

Tout ceci pousse à l’interrogation quant à la réalité de l’unité nationale. Quoique les discours officiels soient assourdissants sur cette réalité, des voix s’élèvent quelque fois en contradiction, pour condamner certaines attitudes qui expriment à ciel ouvert la revendication d’un monopole ethnique quelconque. Quand les élites du Mfoundi (Centre) marchent contre les « étrangers » qui doivent rentrer chez eux, n’est-on pas en plein délire ? Il nous semble urgent de prendre des mesures pour mettre de l’ordre partout où besoin se fait sentir. Pour que tous, gouvernants et gouvernés puissent comprendre que l’unité peut se vivre.

Kadje Kamga

 


October 18, 2008 | 1:10 AM Commentaires  0 Commentaires

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Incivisme

La “téléphonie automobile” étend son réseau au Cameroun

On ne peut nier les bienfaits que l’usage du téléphone portable nous a apporté. Malheureusement, des automobilistes veulent en faire un instrument de mort violente.

Paul T. est chauffeur de taxi dans la ville de Douala. Hier, il était de service. Sur le chemin, son téléphone portable sonne. Paul s’excuse auprès de ses passagers, clignote, et gare son véhicule au bord de la route. Il a pour une minute de conversation. Quand il a fini de converser, il reprend la route. Tous les passagers, bien que surpris de constater que ce soit un chauffeur de taxi qui soit si « civilisé », approuvent largement cette prudence. Les chauffeurs de taxi en effet, sont très souvent considérés comme des délinquants qui ne font qu’à leur tête. Pour Paul, ce n’est pas seulement une question de « civilité », mais de prudence : « Que dirais-je, si pendant que je suis au téléphone, je cause un accident ? Vos vies, la mienne, et celles de ceux de l’autre véhicule sont inutilement en danger. Je préfère vous faire arriver en retard à vos rendez-vous que de vous faire ne jamais y arriver… » Malheureusement, ils ne sont pas nombreux, les automobilistes qui pensent et agissent de la sorte. En grande majorité, ils donnent une image pathétique de personnes qui tiennent à faire valoir quelque chose, et plus singulièrement, leur réussite sociale. Sur les artères de nos métropoles, ils ont toujours une main à l’oreille, l’autre sur le volant. L’allure fière, ils tiennent absolument à se faire remarquer par les pauvres piétons qui d’après eux ne peuvent pas s’offrir un véhicule. Mais pour quelles raisons peut-on émettre ou répondre à un appel téléphonique en pleine conduite automobile ? La question n’est pas anodine. L’enjeu est grand, et ce sont de nombreuses vies que l’on met en danger, dans l’insouciance totale. « Ecoutez, je suis homme d’affaires, je ne peux laisser tomber mes affaires. Il faut que je rattrape le temps. Si c’est un partenaire avec qui un accord me rapportera gros, ne me demandez pas d’ignorer son appel sous le prétexte que je suis au volant… », a déclaré une de ces personnes qui téléphonent en même temps qu’ils conduisent. Pour un autre, c’est l’importance du coup de fil qui détermine s’il faut ignorer ou prendre un appel : « Ma femme peut avoir à me communiquer un important message que j’attends…Je prends le coup de fil, et je ralentis le véhicule. » C’est clair que de telles réflexions montrent que nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. On a connu lors des campagnes contre les accidents de route, des slogans du genre : « conduire ou boire, il faut choisir.» Le gouvernement s’était investi pour faire comprendre aux usagers de la route que celle-ci « tue. » Des équipes de sensibilisation avaient fait le tour du pays, dans l’objectif de sensibiliser les automobilistes sur la nécessité de se soucier des vies humaines lorsqu’ils sont au volant. On ne peut pas dire qu’ils ont véritablement compris. Les autorités devraient faire de même avec l’usage du téléphone pendant qu’on est au volant. « Conduire ou téléphoner, il faut choisir » devrait être le slogan à faire circuler dans les centres-villes où les grosses cylindrées se font remarquer par des propriétaires occupés, non pas à tenir le volant, mais à téléphoner. Et un accident est vite arrivé. Le ministère des transports devrait sérieusement réfléchir à faire entendre raison à ces défenseurs de l’incivisme, pour que soient évitées des morts inutiles.

 Kadje Kamga


September 11, 2008 | 12:09 PM Commentaires  0 Commentaires

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Vie Chère

Les solutions adoptées en Afrique 

L’Afrique toute entière a connu au cours de cette année une vague de manifestations et des émeutes contre la vie chère. Suite à ces démonstrations de mécontentement des populations africaines, des mesures ont été prises sur le plan national, régional et même international. 

Le prix élevé du carburant sur le marché mondial avait entraîné au Cameroun une grève des transporteurs en fin février. En marge de cette grève, des émeutes ont fait, selon les chiffres du gouvernement, 40 morts, pendant que certaines organisations de défense des droits de l’homme avançaient les chiffres de 100 victimes. La même semaine, deux décrets présidentiels sont signés portant respectivement relèvement de 15 pour cent des salaires dans la fonction publique et rétablissement de l’indemnité de non logement des agents publics à 20 pour cent. De même, les droits de douanes sur plusieurs produits de première nécessité : riz, huile, poisson, et farine entre autre sont suspendus. A cela, s’ajoute la diminution des tarifs de l’électricité, l’ajustement sur l’augmentation des prix des carburants, la réduction de 20% à 10% des droits de douane sur le ciment. Le ministère du commerce décide d’homologuer les prix des produits en mettant sur pied des cellules de surveillance qui font le tour des marchés pour veiller à l’application des nouveaux prix. Par ailleurs, des caravanes vendant des produits à prix abordables sillonnent les quartiers et les marchés. 

Dans le même ordre d’idées, le Premier ministre camerounais Ephraïm Inoni a décidé de la réduction du train de vie de l’Etat, qui inclut cesser l’achat de “véhicules administratifs”, réduction du nombre de missions à l’étranger ainsi que la taille des délégations. Il a aussi demandé au ministère des Finances de travailler à la “maîtrise” des dépenses de fonctionnement de l’Etat. 

L’agriculture : bouée de sauvetage 

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), le côté positif de la crise alimentaire mondiale a créé une occasion favorable pour un recentrage sur l’agriculture et le développement rural dans les pays en développement, ciblé en particulier sur les petits agriculteurs. Ainsi, l’Association Interprofessionnel des Semences et Plants du Cameroun (ACOSEC) a organisé un séminaire atelier le 17 juillet dernier dans l’optique d’apporter des solutions pour la relance de l’agriculture. 

Au Gabon, le gouvernement annonce un ensemble de mesures fiscale et budgétaires pour lutter contre la vie chère. Entre autre, la suspension des taxes sur les produits de première nécessité, la suspension de la TVA et des taxes douanières sur les importations des produits tels que le riz, la farine, l’huile,  la baisse significative du prix de l’essence pour les opérateurs économiques du secteur de la pêche. Des mesures qui représentent une allocation de 10 milliards de F CFA sur le budget de l’Etat (montant du budget…). Mais la coalition d’ONG contre la vie chère n’est pas toujours satisfaite. Pour le président de cette coalition, Christian Richard Abiague Ngome, « de telles mesures sont transitoires et ne peuvent être considérées comme des solutions pérennes à la dégradation continue du pouvoir d’achat des ménages au Gabon (…) la révolte des paniers vides continuera malgré les mesures gouvernementales qui ne sont que provisoires ». 

En Côte d’Ivoire,  le Président Gbagbo va annoncer la baisse des droits de douane pour une série de produits de base importés. 

Au Sénégal, le Président Wade lance en avril dernier l’initiative Goana, la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance. Une initiative destinée à « réaliser le bien-être des population » par l’autosuffisance alimentaire et la production des divers services nécessaires pour la vie. Elle prévoit, en l’espace de six mois et à partir du mois d’octobre prochain, une production de deux millions de tonnes de maïs, trois millions de tonnes de manioc, 500 000 tonnes de riz paddy, et deux millions de tonnes pour les autres céréales (mil, sorgho, fonio). Pour l’élevage, les objectifs portent sur une production de 400 millions de litres de lait et 435 000 tonnes de viande. Le coût de la Goana est estimé à 344 milliards de francs CFA. M. Wade se sépare aussi de son ministre de l’intérieur, qu’il juge peu entreprenant face à la situation. 

Au Burkina Faso, le gouvernement a invité les populations à augmenter les cultures vivrières plutôt que les cultures de rente. Il a par ailleurs mis en place un mécanisme de ventes subventionnées, activé là où il y a moins de produits vendus sur les marchés et où les prix sont élevés. Le gouvernement avait  30 000 tonnes de céréales en stock au mois de juillet dernier, et le PAM compte apporter une aide à plus de 600 000 bénéficiaires. Par ailleurs, les autorités burkinabés ont annoncé une suspension de trois mois des droits de douanes sur les produits de grande consommation afin de résorber la flambée des prix. Il a été aussi question de “mieux surveiller” les prix des produits de grande consommation et de baisse des prix de 5 à 15% des produits de première nécessité dont leur l’augmentation avait été la cause des violentes manifestations dans le pays au mois de mai et juin dernier. Le Japon a octroyé au Burkina Faso deux dons d’un montant global de près de 2,7 milliards de F CFA pour l’aide alimentaire

Coalition contre la faim 

L’Institut de recherche agricole (IRAD) de Yaoundé a servi de cadre au mois de juillet à un atelier de réflexion sous-régional pour une meilleure rentabilité de la culture du riz, face à une crise alimentaire qui s’étend. Prenait part à l’atelier la République Centrafricaine, le Gabon, le Congo et le Cameroun. Le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des nations unies pour l’agriculture (FAO) ont fourni à ces pays la semence améliorée, l’engrais et autre intrants agricoles. Dans le cadre de Programme de coopération technique, la FAO a approuvé une série de projets dans 54 pays pour un montant total de 24 millions de dollars. Le sommet de la FAO en début juin 2008 à Rome était, selon les responsables de l’organisme, ” une occasion historique de relancer le processus de lutte contre la faim et la pauvreté tout en dopant la production agricole dans les pays en développement.” A la fin du sommet, les responsables de la FAO ont commis une déclaration, relevant la  « nécessité urgente d’aider les pays en développement et les pays en transition à accroître leur production agricole et vivrière, et à renforcer leurs investissements dans l’agriculture, les entreprises agricoles et le développement rural et ce, de sources à la fois publiques et privées  L’agence des Nations Unies a également suggéré de procéder au réexamen du service de la dette de certains pays si cela s'avère nécessaire, invitant les gouvernements à « assurer » aux agences des Nations Unies « les ressources nécessaires pour accroître et améliorer leur aide alimentaire », avant de conclure : «Nous soutenons l'établissement de systèmes agricoles et de pratiques de gestion forestière durable qui contribuent nettement à atténuer les effets des changements climatiques et favorisent l'équilibre écologique. » Il n’y a plus qu’à attendre que ces bonnes résolutions se traduisent dans les faits.  

Selon les chiffres de la FAO, il faudra 30 milliards de dollars par an pour éradiquer le fléau de la faim dans le monde.

 Edwige Ngaleu & Kadje Kamga 


August 25, 2008 | 12:08 PM Commentaires  0 Commentaires

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Portrait de Mwanawasa

Levy-Patrick Mwanawasa, ou la politique responsable

Le décès du président zambien n’a laissé personne indifférent. C’était un « dirigeant et homme d’Etat remarquable », qui « a apporté une contribution importante à la stabilité politique, à la construction économique, à la paix régionale et au développement de la Zambie. » C’est par ces mots que la Chine a « pleuré » la disparition de Mwanawasa, adressant ses condoléances au peuple zambien. Les réactions venant du monde sont allées dans le même sens. Le défunt président a mené une bataille anti-corruption et une croisade contre la pauvreté sans précédent. Une corruption entraînée par la crise économique, l’exode rural et l’essor démographique. Assumant la présidence tournante de la Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe (SADC), il a été parmi les plus virulents détracteurs de Robert Mugabe, navigant à contre-courant de la majorité des leaders régionaux. En 2007, Mwanawasa avait comparé le Zimbabwe à « un Titanic en train de sombrer. » Au fort de la crise zimbabwéenne en juin dernier, il avait dénoncé le « silence » de ses voisins, malgré les violences dans le pays. Le président français Nicolas Sarkozy a déploré « une grande perte pour le continent africain, qui appréciait son courage politique…Une grande perte pour la démocratie, dont il fut un ardent défenseur tout au long de sa vie. » Décédé à l’âge de 59 ans le 19 août dernier, Mwanawasa avait organisé plusieurs manifestations d’étudiants en soutien à la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, alors qu’il était vice-président du Syndicat des étudiants de  la Zambie. Avocat à la réputation établie, il laisse une veuve et 6 enfants.


August 22, 2008 | 11:08 AM Commentaires  0 Commentaires

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Trajectoire

La Zambie après Mwanawasa

Avec la disparition du président zambien, se pose la grande question de l’avenir du pays. La constitution prévoit en cas de vacance du pouvoir, l’organisation des élections dans les 90 jours qui suivent. Que deviendra la Zambie sans Mwanawasa ? 

La Zambie, connue par le passé sous le nom de Rhodésie du Nord est un pays d’Afrique australe de 12 millions d’habitants. Elle a connu son indépendance en 1964, arrachée de haute lutte à l’administration britannique par une « guérilla pacifique » conduite par Kenneth Kaunda, qui en fut le premier président pendant 27 ans. Battu lors des premières élections multipartites de 1991, Kaunda cède sa place à Frederick Chiluba, du Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD.) Les élections générales de décembre 2001 portent Levy Mwanawasa à la tête du pays. En juillet 2006, il remporte un second mandat contre l’opposant Michael Sata, du Front Patriotique (PF). Malheureusement, Mwanawasa n’ira pas au bout de son deuxième mandat, fauché par une attaque cérébrale le 19 août dernier.

Vaste champ économique 

Mwanawasa a engagé un mouvement anti-corruption sans précédent dans l’ensemble du pays, associé à une lutte acharnée contre la pauvreté. Plus encore, grâce à cette lutte et à la réduction des dépenses publiques, les indicateurs économiques du pays sont passés au vert, avec une croissance annuelle supérieure à 6 % en moyenne depuis 2002, et une inflation ramenée à 8,8 % en 2006. Les réserves en devises dépassent le milliard de dollar, même si le pays demeure parmi les plus pauvres de la planète. Pays riche en réserves de cuivre, la Zambie connaît depuis 2002 des investissements massifs de la Chine et de l’Inde. A titre d’exemple, la firme indienne Shree Renuk a annoncé en juin dernier l’investissement de 200 millions de dollars dans le secteur de la production du sucre, avec l’implantation d’une usine qui en plus du sucre produira également de l’éthanol et de l’électricité à partir des déchets de canne. Tout ceci représente plus de six mille nouveaux emplois pour les zambiens. 

 Bataille politique 

Le vice-président Rupiah Banda hérite donc du trône par la force de la loi fondamentale qui lui donne 90 jours pour organiser de nouvelles élections. Il n’a pas annoncé s’il sera candidat. En juillet dernier, alors que tout le monde s’interrogeait sur l’état de santé de Mwanawasa, Michael Sata du Front Patriotique (FP) avait exigé du gouvernement des informations claires sur l’état de santé du président, allant même jusqu’à demander l’envoi d’une équipe médicale à Paris où il était hospitalisé. Cette exigence étant de déterminer si le chef de l’Etat était apte à continuer d’exercer ses fonctions. C’est dire combien la bataille pour la présidence sera rude.

Toutefois, malgré les bons résultats économiques,  les deux-tiers de la population vivent avec moins d’un dollar par jour, et le pays occupe la 166e place des  177 pays les plus pauvres du monde, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Kadje Kamga 


August 22, 2008 | 10:08 AM Commentaires  0 Commentaires

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